Arroser les bambous : besoins en eau
Le bambou est une plante de terre fraîche. Il supporte la sécheresse une fois bien installé, mais il a besoin d'eau pour démarrer — et d'un paillage pour la conserver.
La première année : le moment décisif
Un bambou nouvellement planté a un système racinaire encore réduit. Pendant la première saison de végétation, arrosez généreusement :
- Printemps et automne : un bon arrosage par semaine, plus en cas de vent ou de chaleur.
- Été : deux à trois arrosages par semaine, en quantité, jusqu'à ce que l'eau pénètre en profondeur.
- Hiver : laissez faire les pluies, sauf sécheresse prolongée.
Un arrosage profond et espacé vaut mieux qu'un arrosage superficiel quotidien : il pousse les racines à descendre.
Après installation : des besoins plus souples
Dès la deuxième ou troisième année, un bambou en pleine terre se débrouille presque seul en climat méditerranéen. Il tolère des étés secs, mais son feuillage peut jaunir légèrement en bord de page. En cas de canicule prolongée, un arrosage d'appoint toutes les deux semaines le maintient éclatant.
Les sujets en pot, eux, restent dépendants de l'arrosage : le substrat sèche vite, comptez deux à trois arrosages hebdomadaires en été.
Le paillage, l'arme secrète
Une couche de 8 à 10 cm de paillage (écorces, paille, tonte sèche) au pied du bambou :
- réduit l'évaporation de 30 à 50 % ;
- maintient la fraîcheur du sol en été ;
- empêche les herbes de concurrencer le bambou ;
- enrichit le sol en se décomposant.
Signes de manque d'eau
- Les feuilles s'enroulent sur leur longueur.
- Le feuillage perd son brillant et tire vers le vert pâle.
- Les bords des feuilles se dessèchent.
- Les nouvelles pousses sont plus fines que la normale.
À l'inverse, méfiez-vous de l'excès : si l'eau stagne autour du pied, les racines peuvent asphyxier. Un sol bien drainé est la première protection.
Eau de pluie ou eau du robinet ?
Le bambou apprécie l'eau de pluie récupérée, moins calcaire. En zone très calcaire, un arrosage au goutte-à-goutte le matin limite les dépôts sur les feuilles. Une question sur votre sol ? →