Barrière anti-rhizomes : prévenir l'envahissement

Le mot fait peur, mais la réalité est simple : certains bambous s'étalent sous terre, d'autres non. Pour les premiers, une barrière posée à la plantation règle le problème définitivement.

Tranchée bordée d'une barrière anti-rhizomes en plastique épais

Traçants ou cespiteux : de quoi parle-t-on ?

Un bambou traçant n'est pas « envahissant » par méchanceté : il cherche l'espace et l'eau. La barrière encadre simplement son territoire.

La barrière anti-rhizomes, mode d'emploi

  1. Choisissez une barrière en PEHD (polyéthylène haute densité), de 60 à 80 cm de haut et 2 mm d'épaisseur minimum. Les bâches de jardin classiques ne suffisent pas.
  2. Tracez le périmètre autour de la zone à contenir : cercle pour un sujet isolé, deux lignes parallèles pour une haie.
  3. Creusez une tranchée de la profondeur de la barrière, légèrement inclinée vers l'extérieur (le rhizome qui butte remonte alors vers la surface et devient visible).
  4. Installez la barrière, joint chevauché et collé ou riveté (les rhizomes ne doivent pas trouver d'interstice), en laissant dépasser 5 cm au-dessus du sol.
  5. Rebouchez en tassant bien, puis plantez à l'intérieur du périmètre.

Les alternatives

L'entretien annuel

Une fois par an, au printemps, inspectez le périmètre : coupez tout rhizome qui passerait au-dessus de la barrière, et vérifiez que le joint tient toujours. Comptez dix minutes pour une haie.

Mon bambou est déjà planté sans barrière…

Pas de panique : il est possible d'installer une barrière autour d'un sujet existant en creusant prudemment à distance de la touffe. Je vous guide selon votre cas. Décrivez-moi votre plantation →